DPE Avenue Maréchal Juin à Ajaccio : bâti, étiquettes et enjeux immobiliers

Publié le 13 septembre 2026 5 min de lecture

Avenue Maréchal Juin à Ajaccio, les 1 778 DPE analysés décrivent un parc presque exclusivement composé d’appartements, principalement construits entre 1948 et 1974. La classe C domine, tandis que les passoires énergétiques sont moins représentées que dans l’ensemble de la ville.

DPE Avenue Maréchal Juin à Ajaccio : bâti, étiquettes et enjeux immobiliers — Ajaccio

Le dossier énergétique du quartier Avenue Maréchal Juin repose sur 1 778 diagnostics de performance énergétique géolocalisés, issus d’un échantillon de 12 845 DPE à Ajaccio. Cette base permet de décrire les logements diagnostiqués, leurs périodes de construction et leurs principaux indicateurs énergétiques. Elle apporte des repères pour situer un bien proposé à la vente ou à la location, sans remplacer l’examen de son propre diagnostic. Les résultats font apparaître une forte présence de logements construits entre 1948 et 1974 et une nette prédominance de la classe C. Ils doivent toutefois être lus comme le portrait de l’échantillon analysé : les données fournies ne permettent pas de connaître les caractéristiques de chaque immeuble, les équipements de chaque appartement ni les éventuels travaux déjà réalisés dans le quartier.

Un bâti dominé par les appartements de la période 1948-1974

ÉtiquetteLogements diagnostiqués (Avenue Maréchal Juin)Part du quartier
A130,7 %
B814,6 %
C1 31774,1 %
D35219,8 %
E120,7 %
F20,1 %
G10,1 %
Source : ADEME, base DPE logements existants, diagnostics géolocalisés dans l'IRIS Avenue Maréchal Juin (Ajaccio).

La période de construction dominante est 1948-1974, qui représente 71,1 % des diagnostics du quartier. Au total, 71,2 % concernent des logements construits avant 1975, tandis que la part antérieure à 1948 se limite à 0,1 %. Le profil historique se distingue donc de celui d’Ajaccio, où le bâti d’avant 1948 représente 10,5 % de l’échantillon. Avenue Maréchal Juin, le parc diagnostiqué est presque entièrement collectif : les maisons individuelles ne comptent que pour 0,3 %, le reste étant constitué d’appartements. Ces proportions orientent la lecture du marché local vers des biens en immeuble plutôt que vers des maisons. Elles ne renseignent cependant ni sur les matériaux employés, ni sur l’isolation, ni sur le fonctionnement du chauffage. L’âge du logement constitue ainsi un élément de contexte, pas une explication suffisante de son étiquette énergétique.

  • Période 1948-1974 : 71,1 % des diagnostics. Cette concentration donne un repère sur l’âge dominant du bâti, sans permettre d’attribuer les mêmes caractéristiques techniques à tous les immeubles concernés.
  • Construction avant 1948 : 0,1 % dans le quartier, contre 10,5 % à Ajaccio. Le bâti le plus ancien est donc nettement moins présent dans cet échantillon local.
  • Maisons individuelles : 0,3 % des logements diagnostiqués. Pour comparer un bien au profil du quartier, la distinction entre maison et appartement reste nécessaire, tant les appartements dominent la base.

Une classe C majoritaire et seulement 3 logements classés F ou G

La répartition des étiquettes est dominée par les 1 317 diagnostics classés C, devant les 352 classés D. Les classes A et B rassemblent respectivement 13 et 81 diagnostics. À l’autre extrémité, la base compte 12 étiquettes E, 2 étiquettes F et 1 étiquette G. Les passoires énergétiques F et G représentent ainsi 3 logements, soit 0,2 % selon le taux fourni. Ce faible poids ne signifie pas que tous les appartements affichent une performance identique : les résultats s’étendent bien de A à G. La prédominance de C décrit une tendance collective, mais ne préjuge pas du classement d’un bien particulier. Pour un propriétaire, un acquéreur ou un locataire, la bonne référence reste donc l’étiquette figurant dans le diagnostic du logement concerné, et non celle qui apparaît le plus souvent dans le quartier.

Face à Ajaccio : moins de passoires, mais des médianes proches

La comparaison avec Ajaccio fait ressortir une moindre présence des passoires énergétiques : 0,2 % dans le quartier, contre 1,3 % à l’échelle municipale. Les autres indicateurs appellent une lecture plus nuancée. La consommation médiane atteint 126 kWh/m²/an avenue Maréchal Juin, contre 125 kWh/m²/an pour la ville. Le coût énergétique annuel médian estimé est de 966 €, contre 923 €, tandis que la surface médiane est de 73 m², contre 68 m². Le quartier associe donc une faible proportion de F et G à une consommation médiane très proche du repère municipal. Les surfaces médianes diffèrent également, mais ces données agrégées ne suffisent pas à expliquer l’écart de coût. Il faut enfin parler de médianes, et non de moyennes : aucune moyenne de consommation ou de dépense n’est fournie dans les faits disponibles.

  • Passoires F et G : 0,2 % avenue Maréchal Juin, contre 1,3 % à Ajaccio. Cet indicateur situe la fréquence des étiquettes les plus défavorables, sans décrire toute la distribution municipale.
  • Consommation médiane : 126 kWh/m²/an dans le quartier et 125 kWh/m²/an en ville. Les deux repères sont proches malgré la différence de proportion de logements F et G.
  • Coût annuel médian estimé : 966 € contre 923 €. Ce montant est un indicateur énergétique issu de l’échantillon, pas une facture constatée ni une dépense garantie pour un futur occupant.
  • Surface médiane : 73 m² contre 68 m². Cette différence mérite d’être conservée à l’esprit lors des comparaisons, sans lui attribuer à elle seule l’écart entre les coûts énergétiques estimés.

Vendre : situer le diagnostic du bien sans généraliser le profil local

Pour vendre un logement avenue Maréchal Juin, les statistiques offrent surtout un cadre de présentation factuel. Un appartement classé C se situe dans la catégorie la plus représentée, avec 1 317 diagnostics, mais ce constat ne suffit pas à établir sa valeur immobilière ou son attractivité. De même, une étiquette différente doit être présentée pour ce qu’elle indique sur le bien, sans être masquée par le faible taux local de passoires. Le dossier de vente peut mettre en regard l’étiquette individuelle, la consommation estimée, la surface et la période de construction. La surface médiane de 73 m² et le coût énergétique médian estimé de 966 € constituent des points de comparaison, non des objectifs à atteindre. Aucune donnée fournie ne permet de chiffrer une décote, une valorisation ou un effet du DPE sur les conditions de vente.

Louer : examiner le DPE individuel plutôt que le taux de passoires

Pour une location, le taux de 0,2 % de passoires dans le quartier ne permet pas de conclure sur la situation d’un appartement précis. Le bailleur comme le candidat locataire ont intérêt à examiner les informations propres au logement : son étiquette, sa consommation estimée, sa surface et son estimation de coût énergétique. Les 966 € annuels médians du quartier ne constituent pas le budget prévisionnel de chaque occupant. De la même manière, les 126 kWh/m²/an médians ne peuvent pas être attribués à un bien dont le diagnostic n’a pas été consulté. Les faits disponibles ne détaillent pas les règles applicables à la location ; ils ne permettent donc pas de statuer sur la possibilité de louer un logement donné. Leur utilité est comparative : ils aident à repérer une différence avec le profil local et à demander des précisions sur le bien.

Questions fréquentes

Quelle est l’étiquette DPE la plus fréquente avenue Maréchal Juin à Ajaccio ?

La classe C est la plus fréquente, avec 1 317 diagnostics sur les 1 778 analysés. Elle précède la classe D, qui en compte 352. Cette prédominance concerne l’échantillon géolocalisé du quartier et ne permet pas de présumer de l’étiquette d’un appartement sans consulter son propre DPE.

Le quartier présente-t-il de meilleurs résultats énergétiques que l’ensemble d’Ajaccio ?

Cela dépend de l’indicateur retenu. Les passoires F et G sont moins représentées : 0,2 % contre 1,3 % en ville. En revanche, la consommation médiane est de 126 kWh/m²/an contre 125, et le coût annuel médian estimé de 966 € contre 923 €. Les données ne justifient donc pas un jugement global unique.

L’âge dominant des logements suffit-il à expliquer leurs étiquettes ?

Non. La période 1948-1974 représente 71,1 % des diagnostics, mais les faits fournis ne décrivent ni l’isolation, ni les équipements, ni les travaux effectués. L’âge du bâti et la répartition des étiquettes peuvent être présentés ensemble, sans établir entre eux un lien causal que ces seules données ne démontrent pas.

Sources officielles

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